Flavigny ne saurait s’imaginer ailleurs qu’en Bourgogne, terre de mémoire et de trésors spirituels qui sont autant de belles ressources pour les visiteurs du monde entier. Cette cité médiévale se trouve en Auxois, l’une des régions les plus riches de la Bourgogne où les collines sont douces aux regards et les rivières limpides. C’est un beau territoire ponctué de saveurs et de paysages que l’on n’oublie pas. Nous sommes ici au cœur d’une mémoire celte extrêmement vivante, avec pour valeur primordiale, l’eau. C’est elle qui donne aux pierres une solidité qui défie les siècles et permet de laver la laine ou de travailler le chanvre en dotant la fibre d’une réactivité unique. De tous temps, l’eau a été associée à une importante qualité de vie en Auxois. C’est la première richesse, inestimable. 

Quand on arrive par la vallée de l’Ozerain, on découvre Flavigny solidement campée sur son éperon rocheux. Ses murailles et ses tours nous en disent long sur son passé de forteresse, et ses clochers, sur sa valeur spirituelle et le rayonnement intellectuel qui fut le sien. Une statue de la Vierge surmonte la Porte du Bourg et veille sur la ville. L’ancienne Abbaye St Pierre, d’emblée, nous parle d’un passé somptueux à travers les admirables sculptures que l’on peut encore y voir. Certains de ses chapiteaux sont au Louvre, c’est dire l’intérêtdes vestiges ! Aujourd’hui on y fabrique les célèbres Anis, qui sont connus mondialement.

Maintes fois dévastée par les invasions successives et les guerres, brisée et vandalisée à la Révolution, Flavigny  a cependant conservé une identité qui défie le temps. C’est l’un des bastions de la belle Bourgogne.

L’Abbaye est à l’origine de la ville. Elle fut fondée par les Bénédictins en 720, avec pour premier abbé séculier Widerard, fils de Corbon, un grand seigneur burgonde.

A travers les siècles, nombreux sont ceux qui ont aimé passionnément ses ruelles où la rose, l’encens et le chèvrefeuille embaument près des iris et où l’on peut encore goûter au charme d’une paix provinciale gourmande et heureuse, ainsi que la célébrait Henri Vincenot.

La ville est entourée de nombreuses collines et de vallées. Elle s’ouvre sur des paysages d’une élégante simplicité en toutes saisons. C’est parfumé, ondoyant, d’une belle vivacité de couleurs et d’intensités agréables. Quelque chose du vieil esprit celtique imprègne encore les pierres, les combes et les mémoires…

Nombreuses sont les maisons de style à Flavigny, les monuments de haute valeur architecturale. L’église St Genest, avec ses miséricordes sculptées et sa belle statuaire, contient des merveilles ! Il faut admirer le jardin des Ursulines, le château des ducs de Bourgogne et la résidence du Bailli de l’Auxois, flâner jusqu’au lavoir en passant devant la fontaine de la Recluse, et découvrir l’histoire savoureuse de la laine et du Mérinos bourguignon dont ce territoire fut le fief…

C’est toute une invitation au voyage !

©Marie Algranate

Septembre 2014

Écrit pour le reportage de Lionel Vigneron sur TV-NET : « Flavigny-sur-Ozerain d’hier à aujourd’hui »

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